Opération américaine au Venezuela : une année de confrontation ouverte entre Washington et Caracas
Les États-Unis affirment avoir mené, samedi 3 janvier 2026, une opération militaire d’ampleur sur le territoire vénézuélien ayant conduit à la capture et à l’exfiltration du président Nicolas Maduro. Cette annonce intervient après douze mois de montée progressive des tensions entre Washington et Caracas, marquées par des sanctions renforcées, des actions militaires ciblées et une rupture diplomatique persistante.
Une relation diplomatique rompue depuis plusieurs années
Les relations entre les deux pays sont rompues depuis 2019. Washington ne reconnaît plus Nicolas Maduro comme chef d’État légitime et applique des sanctions économiques sévères à l’encontre du Venezuela. Cette position est restée inchangée malgré les alternances politiques aux États-Unis.
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump a inscrit le dossier vénézuélien parmi ses priorités, liant la situation à Caracas aux enjeux du narcotrafic et de l’immigration vers les États-Unis.
Janvier 2025 : un durcissement immédiat de la position américaine
Dès les premiers jours de son mandat, l’administration américaine confirme sa reconnaissance d’Edmundo González Urrutia comme président légitime du Venezuela. Parallèlement, Washington met fin à la prolongation du statut de protection temporaire accordé à plus de 600 000 ressortissants vénézuéliens présents sur le sol américain, les exposant à des procédures d’expulsion.
Cette décision marque une rupture avec la politique précédente, qui avait étendu ce dispositif en raison de la situation humanitaire au Venezuela.
Février 2025 : échanges diplomatiques limités et négociations ponctuelles
Malgré le contexte tendu, des contacts indirects s’établissent au début de l’année. Une visite d’un émissaire américain à Caracas ouvre la voie à des discussions qui aboutissent à la libération de six citoyens américains détenus au Venezuela. En contrepartie, plusieurs centaines de Vénézuéliens expulsés des États-Unis sont rapatriés.
Ces échanges restent toutefois circonscrits et n’entraînent aucune normalisation durable des relations.
Pressions économiques et sanctions énergétiques accrues
Au printemps 2025, Washington accentue la pression économique. L’administration américaine retire une autorisation accordée à une entreprise pétrolière américaine pour exploiter du pétrole vénézuélien, invoquant le non-respect des engagements migratoires par Caracas.
En mars, Donald Trump annonce l’instauration de droits de douane de 25 % sur les importations provenant des pays achetant du pétrole ou du gaz vénézuélien, privant Caracas de ressources financières majeures.
Restrictions migratoires et tensions régionales
Début juin, les États-Unis interdisent l’entrée sur leur territoire aux ressortissants de douze pays, dont le Venezuela, invoquant des raisons de sécurité nationale. Cette mesure ravive les tensions autour des expulsions de migrants vénézuéliens, déjà source de désaccords persistants entre les deux gouvernements.
Déploiement naval et accusations de narcotrafic
À partir de l’été 2025, Washington déploie plusieurs navires de guerre dans les Caraïbes dans le cadre d’opérations antidrogue. Les États-Unis qualifient certains groupes criminels vénézuéliens d’organisations terroristes et doublent la récompense offerte pour toute information menant à l’arrestation de Nicolas Maduro, accusé de diriger un réseau lié au narcotrafic.
Caracas dénonce une tentative de changement de régime et annonce l’activation de plans de défense impliquant des milices civiles.
Frappes ciblées et escalade militaire
À partir de septembre, les forces armées américaines revendiquent plusieurs frappes contre des embarcations présentées comme liées au trafic de drogue en provenance du Venezuela. Washington affirme avoir neutralisé plusieurs dizaines de personnes lors de ces opérations.
Les autorités vénézuéliennes accusent les États-Unis d’exécutions extrajudiciaires et affirment se préparer à une défense armée du territoire. Des exercices militaires sont organisés sur plusieurs sites stratégiques, notamment dans les Caraïbes.
Octobre 2025 : reconnaissance internationale de l’opposition et intensification du conflit
Début octobre, Donald Trump déclare que les États-Unis sont engagés dans un conflit armé contre les cartels de la drogue. Les frappes maritimes se poursuivent au large du Venezuela.
Le même mois, la cheffe de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado reçoit le prix Nobel de la paix. Cette distinction intervient alors qu’elle vit dans la clandestinité et que les tensions militaires s’intensifient.
Caracas multiplie les dénonciations d’incursions aériennes américaines et annonce renforcer son dispositif de défense nationale.
Novembre et décembre : blocus et menaces explicites
En novembre, Washington renforce sa présence militaire en déployant des porte-avions dans la région. L’espace aérien autour du Venezuela est déclaré à haut risque par les autorités américaines.
En décembre, les États-Unis annoncent la saisie de plusieurs pétroliers et la mise en place d’un blocus maritime visant les navires sous sanctions. Le régime vénézuélien est officiellement désigné comme organisation terroriste étrangère par Washington.
Des échanges téléphoniques ont lieu entre les deux présidents, sans communication sur leur contenu.
Fin décembre : premières frappes terrestres
Le 30 décembre, les États-Unis revendiquent une frappe terrestre menée par drone contre une infrastructure utilisée par un groupe criminel vénézuélien pour le stockage de drogue. Cette opération marque un tournant, étant présentée comme la première action militaire américaine sur le sol vénézuélien.
Trois jours plus tard, Washington annonce une nouvelle offensive à Caracas, affirmant avoir capturé et exfiltré le président Nicolas Maduro, ouvrant une phase inédite du conflit entre les deux pays.
